Dominique Guillo : La culture, le gène et le virus

par Bertrand Biss | Catégorie : Livres, Relayer

Le darwinisme va-t-il « phagocyter » les sciences sociales ? Depuis quelques décennies, les explications néo-darwiniennes de l’esprit, de la société et de la culture s’installent durablement dans le paysage intellectuel international, appuyées sur le développement considérable de la biologie de l’évolution, des sciences cognitives et de l’éthologie. Toutefois, elles ne parviennent pas à s’imposer dans le champ qu’elles prétendent révolutionner : celui des sciences sociales, qui les rejettent en bloc en invoquant souvent les affinités que ces théories présenteraient avec des idéologies inégalitaires et discriminatoires.
S’il est incontestable que certaines théories de l’homme et de la société inspirées par le darwinisme ont pu servir de paravent à pareilles idéologies, une telle posture critique n’est guère suffisante. D’abord, parce ces théories présentent de très nettes différences. Ensuite, parce qu’une critique scientifique solide ne peut s’établir que sur une rigoureuse évaluation interne, théorique et empirique des modèles.
Tel est l’objectif de cet ouvrage, qui porte sur l’un de ces paradigmes néo-darwiniens actuels, nommé « mémétique ».

Auteur :
Sociologue et historien des sciences, Dominique Guillo est chercheur au CNRS (GEMAS). Il travaille dans une perspective transdisciplinaire sur l’articulation de la biologie et des sciences sociales, sur les théories sociologiques et anthropologiques néo-darwiniennes, sur les représentations populaires de l’évolution et du vivant, et sur les interactions homme / animal (chien).

Critique de Valéry RASPLUS

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Derniers commentaires

Renaud

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Egalement merci pour cette introduction libre. Que le Grand Mème vous accompagne.