Howard Bloom : Le principe de Lucifer

par Pascal Jouxtel | Catégorie : Livres, Relayer

Il s’agit d’un livre fondamental, voire fondateur. Il est en effet à la mémétique ce que fut en son temps à la mimétique le livre de René Girard « Des choses cachées depuis la fondation du monde », éditions Grasset, 1978).
https://www.automatesintelligents.com/biblionet/2002/fev/principe.html

 

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Commentaires (1)

  • NM

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    Bonjour, il y a qq années, j’ai été sur le point d’acheter ce Principe de Lucifer présenté effectivement comme aussi important que l’œuvre de Girard, quoique de façon suggéré et non explicité puisque logiquement on peut penser que la mémétique n’a aucune importance, même en disposant de son livre fondateur. J’ai été découragé par la libraire qui semblait ne pas accorder beaucoup de crédibilité à ce livre. De plus, je l’ai parcouru et j’ai lu trois phrases disant que Jésus détestait les riches, ce qui suppose un manque de finesse notable, un goût pour la désinformation ou, puisque vous appréciez Girard, le coup de pied rituel de l’âne (facile d’être antichrétien et diffamatoire en l’an 2000, et même obligatoire pour paraître crédible).

    J’ai bien vécu sans connaître le Principe cependant depuis le début de l’année, il me semble connaître « tout » de Girard et je cherche à me renouveler. Heidegger pas plus que Spinoza ne m’ont ouvert leur jardin philosophique aussi je songe à lire ce Principe de Lucifer pour essayer de voir les choses autrement ; en général, ce sont les idées et les théories qui permettent de changer de filtre d’interprétation, pas tellement les expériences (du moins ordinaires) qui sont contenues dans la façon de voir les choses.

    J’ai un mauvais a priori d’après le peu que j’ai lu sur votre site : si le mème est une chose qui se réplique, on néglige l’intention du réplicateur, on nie l’existence de l’acte de réplication et on le déresponsabilise, là où les idées girardiennes responsabilisent (par exemple : vous ne pouvez pas sortir du mimétisme mais vous pouvez choisir votre maître par volonté) et débouchent sur une conversion areligieuse ou pas. J’ai l’impression que la mémétique insiste sur l’aspect automatique, en expulsant l’humanité de chacun du système, et chosifie le mimétisme qui est la chose la plus humaine, qu’il soit choisi ou subi, sans expliquer d’où vient la force qui réplique. Peut-être que la mémétique montre des choses que la TM ne fait qu’effleurer, mais peut-être qu’en se défiant du désir, de la pensée et de l’action de réplication, elle rate le sujet des sujets qui est l’humanité.

    Alors ma question, si réponse il peut y avoir, est celle-ci : est-ce que d’après vous la mémétique remplace avantageusement la théorie mimétique ? Est-ce qu’elle la modifie, l’achève, est-ce qu’elle est plus exacte ? A-t-elle un point de vue sur la « grande littérature », sur l’ethnologie, les polythéismes et le christianisme ; sur la rivalité, sur les triangles amoureux, sur la réconciliation, sur les guerres mondiales, sur les mécanismes émissaires et leur décomposition par la révélation évangélique ? etc.

    C’est tout.

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Derniers commentaires

Renaud

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Egalement merci pour cette introduction libre. Que le Grand Mème vous accompagne.