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Hossegor France 7, 8 et 9 Mai 2004
Compte rendu par Eric de Rochefort
Atelier 1 : Définition des mèmes
Elaboration collective d'une définition de travail qui nous permette d'avancer dans la réflexion partagée, de définir des concepts spécifiquement méméticiens, et de sous-tendre une approche expérimentale.
Début des travaux: Pascal Jouxtel à la serveuse du restaurant face à la gare à Bayonne en réponse à sa question "qu'est-ce que la mémétique": "La mémétique est à la culture ce que la génétique est à la biologie".
L'Atelier I s'ouvre formellement avec la soumission au groupe d'un court passage de l'ouvrage à venir de Pascal Jouxtel "Comment les Systèmes Pondent" incluant différentes définitions qui ont été données de la mémétique.
(...) s'il n'existe aucune définition commune, en revanche les définitions existantes sont assez précises. Voici quelques exemples illustrant leur diversité.
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Dawkins:
L'unité de base de l'information culturelle. Un réplicateur dans Ia nouvelle soupe de Ia culture humaine. Comme exemples de mèmes on peut citer les mélodies, les slogans, les modes vestimentaires, les façons de fabriquer des pots ou de construire des arches. Les mèmes se propagent dans le bassin mémétique en sautant de cerveau en cerveau, par le biais d'un processus, qui, an sens le plus large peut être appelé imitation.
Baquiast et Jacquemin
On désigne par Le terme de mème, rappelons-le, les contenus sémantiques ou symboles de type langagier circulant, mutant et entrant en compétition darwinienne dans les réseaux constitués par les cerveaux humains et les moyens de communication, traditionnels ou modernes, reliant les hommes entre eux.
Blackmore:
Les mèmes ne sont pas des entités magiques on des idées platoniciennes flottantes, mais de I'information logée dans des mémoires humaines spécifiques, des actions et des artefacts. Exemple de Ia soupe: le mème est-il dans le bol, dans Ia recette écrite, dans Ia recette connue, ou dans l'art de préparer?
Lynch (synthèse PJ d'après Lynch 96'):
Une idée activement contagieuse est un mème. Exemple du tabou religieux des Amish contre les machines agricoles modernes. Les mèmes selon Lynch sont tous des règles de vie: croyance, interdit, préjugé ou règle de conduite. Exemples des agressions racistes, du port de préservatif ou de la croyance en un dieu unique.
Lynch 1998:
Un élément mémoriel, ou une portion de I'information neuronale stockée dans Ie cerveau, identifiée en utilisant Ic système d'abstraction de I'observateur, et dont la manifestation (instanciation) découle de façon critique d'une précédente manifestation du mème élément mémoriel chez un on plusieurs porteurs.
F.T.Cloak repris par Lynch:
Un mème est une instruction mentale auto-réplicative qui oriente le comportement et génère des événements perceptibles.
Dennett 1:
Un mème est une idée, qui se forme en une unité mémorisable distincte. Ii est propagé [extérieurement par des véhicules qui en sont les manifestations physiques [livres, objets, comportements].
Dennett 2:
J'appelle ces nouveaux envahisseurs des rnèmes, et un genre radicalement nouveau d'entité créée Iorsque une sorte particulière d'animal est infestée de mèmes, c'est ce qu'on appelle généralement une personne.
Plotkin:
Un mème est I'unité d'hérédité culturelle analogue au gène. Ce sont les représentations internes cachées de Ia connaissance qui combinées à I 'influence de I' environnement, produisent an comportement externe et des artefacts, tels des minijupes ou des ponts.
Définition "de travail" Brodie:
Un mème est une unité d'information contenue dans tin esprit et dont l'existence influence les évènements de sorte qu'un nombre plus grand de copies d'elle-même est créé dans d'autres esprits.
Les mèmes sont des instructions exécutées par le cerveau.
Bloom (Synthése Jouxtel)
Les mêmes sont les principes grâce auxquels toute entité supra?humaine se constitue en se distinguant des autres, au besoin par l'agression.
Aunger:
Un neuromème est une configuration dans un noeud d'un réseau neuronal (composé d'un ou plusieurs neurones) qui est capable d'induire Ia réplication de son état dans un autre noeud.
Les mèmes ne sont a chercher ni dans les comportements, ni dans les artefacts, car I'information n'est pas "active" dans I'observé, mais dans le cerveau uniquement car c'est lui seul qui est "motive" dans Ia reconnaissance d' une forme particulière.
Oxford EngIish Dictionary:
Meme : An element of a culture that may be considered to be passed on by non-genetic means, especially imitation (Elément d'une culture pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par I'imitation).
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Pascal propose de s'efforcer de cerner du plus près possible une définition opérationnelle.
Très tôt se pose la question de retenir ou pas l'analogie entre le gène et le mème.
Dans les années 90 a fait surface le concept de mème faisant tout seul des petits dans la tête des gens, ce qui éloigne de la théorie de l'évolution selon laquelle le mème est un réplicateur.
Si on considère un mème comme un système de valeurs, il n'y a rien qui suggère de prime abord qu'un système de valeurs évolue, même si ce n'est pas nécessairement exclus.
[CN] Qu'est ce qui fait que la définition de départ (Dawkins: Un mème est une unité culturelle selon la mutation/sélection/évolution) ne suffit pas?
[WO] Parce qu'elle n'est pas scientifiquement validée, et donc chacun peut donner sa propre définition. Une théorie scientifiquement validée doit être admise comme universelle, et chacun doit pouvoir l'émuler par l'expérimentation.
[BB] C'est comme dans la psychanalyse ou il y a une kyrielle de chapelles.
Ne serait-ce dons pas un programme de travail de la SFM que d'apporter une définitions de travail recevable et utilisable par tous?
[WO] Ou alors on reconnaît qu'il n'y en a pas de possible .
[PJ] Tous ceux qui ont essayé de faire quelque chose avec les mèmes en ont donné une définition fortement conditionnée par leur projet personnel. Ex: Richard Brodie était fortement influencé par sa recherche orientée vers le progrès personnel.
Après un débat sur la largeur du champ de la mémétique, Claude soumet qu'il serait peut-être utile de s'efforcer de décrire le même avant d'essayer d'en donner un définition. Pascal rétorque que ce n'est pas nécessairement possible car il ne serait possible de décrire que des instanciations du mème et non pas le mème lui-même.
Tous semblent s'accorder sur le fait que le mème est un répliquant.
La question de savoir s'il se réplique à l'identique est assez rapidement traitée: il peut se répliquer à l'identique ou pas, c'est simplement une question de pourcentage ou de vitesse de mutation.
Pascal avance que la reconnaissance d'un mème comme réplicateur suppose l'acceptation d'une large part de la théorie Darwinienne.
Wahida se dit surprise de constater que l'assemblée voit le mème comme un contenant alors qu'elle-même le voit comme un contenu. Lorsque l'assemblée lui demande si elle voit le gène comme un contenant ou un contenu, Wahida répond qu'elle n'est pas d'accord avec l'analogie. Pourtant elle voit le gène comme un contenant. Pour elle, c'est soit un schéma Darwinienne du mème (celui qu'à repris Dawkins à son compte), soit un schéma Lamarckien (Wahida rappelle que Darwin s'était très largement inspiré de Lamarck et qu'il l'avait explicitement reconnu, mais que pour des raisons largement politiques il était resté discret sur ce point) faisant appel à l'héritabilité des caractères acquis.
Sont bien entendu évoquées toutes les implications, par exemple en matière de race.
[PJ] Si c'est un réplicateur, pourquoi cela code-t-il? Le gène code pour des caractères biologiques et une large part de physiologique.
[AM] Dawkins ne parlait pas de codage (il ne connaissait pas l'existence de l'ADN). Pourquoi dont descendre des la définition au niveau du code?
Claude soumet à nouveau l'idée de se contenter de décrire un mème "comme si on le regardait au microscope" plutôt que de s'évertuer à le définir d'emblée.
Wahida avance que ce qui serait décrit relèverait du mécanisme, mais pas du mème. Pour elle, le mème n'existe pas autrement que comme une construction culturelle qui permettrait d'expliquer l'héritabilité des caractères acquis".
Bertrand rétorque que l'un (Claude) voit un mème dans un microscope, alors que l'autre (Wahida) établit que ce n'est qu'une construction culturelle (à la manière d'une équation mathématique) mais qu'il n'y a pas là une si grande différence.
Pour Eric, sous sa forme la plus condensée et la plus essentielle, "un mème est une idée".
Après avoir été examinée sous différentes facettes, cette définition ne semble pas soulever d'opposition ou de désaccord, mais elle ne semble pas suffire.
Pascal propose: "Un mème est une partie insécable [élémentaire] du système de représentation qui nous permet de percevoir la reproduction d'un observable culturel."
Exemple d'observable culturel: une partie de cartes.
Il s'ensuit une discussion portant sur l'opposition/complémentarité entre culturel et comportemental, qui se conclut par la décision d'inclure le terme "comportemental" dans la définition.
Un autre exemple cité par Pascal de mème répondant à cette définition est "dessiner un chat avec une queue (et penser que d'autres vont le reconnaître comme un chat). Autre exemple encore: "Manger des huîtres lors du réveillon". Ces comportements sont nécessairement hérités.
Se pose à nouveau la question de la naissance du mème: par filiation unique, multiple? Décision unanime de traiter cette question ultérieurement.
Retour est fait sur la notion d'insécabilité du mème. Exemple d'une mélodie: pour chacune, en dessous d'un certain nombre de notes, elle devient irreconnaissable et perd donc son identité ou "meurt".
[PJ] Ce que je veux dire par insécable, c'est que si on le coupe, on le tue -- ou on a autre chose.
Il s'ensuit une longue discussion non conclue sur le degré d'absolutisme ou d'insécabilité du mème.
[WO] Si j'ai demandé avec insistance que soit ajouté "comportemental" à la définition, c'est parce qu'il existe pour moi un comportement-type auquel on ne veut pas s'attaquer, et si je me suis intéressée au mème, c'est parce qu'il me permet de bricoler ma théorie du comportement-type. Tout comme il existe un génotype et un phénotype, il existe un comportement-type.
Bref rappel: génotype - phénotype: il y a des phénotypes qui ne débouchent pas sur des phénotypes (instanciations), alors que tous les phénotypes sont des manifestations de génotypes. Ainsi, dans l'approche de Wahida, il y a des mèmes qui s'expriment dans certaines cultures mais pas dans d'autres (parallèle avec certains caractères récessifs).
Mathieu suggère que pour avancer une nouvelle définition, il faudrait pouvoir dire pourquoi aucune des définitions précédentes ne convient.
[PJ] Je m'attendais à ce que vous chatouilliez plus le terme "percevoir" dans ma proposition de définition. Par exemple, je me demande s'il n'y a pas excès de redondance entre "percevoir" et "observable".
Je me dis en la relisant que l'on est plutôt à la recherche d'un système de représentation qui permette de décrire ou de rendre compte ou d'expliquer un observable culturel plus que de le percevoir.
[MD] De le modéliser, alors.
[CN & AM] Est-on actuellement capable de représenter le même?
Nouvel exemple de mème en accord avec la définition ci-dessus: un repas. L'absence ou la présence de dessert est un mème. Le repas est associé à un moment de la journée. Le système de représentation, c'est de dire: "il y a une variable qui est le moment de la journée ou est pris le repas" et le mème c'est de dire: "la variable moment de prise du repas peut prendre les valeurs suivantes: matin, midi ou soir"
[PJ] J'ai besoin de penser la reproduction pour faire ressortir le mème.
[AM] Petite question, c'est la valeur de la partie élémentaire, ou c'est la partie élémentaire elle-même?
[PJ] Pour moi, c'est les deux. Le mème vient avec le slot et la variante. Le slot, c'est l'emplacement, le lieu qui peut prendre plusieurs valeurs. En fait, le mème est livré avec le slot qui peut prendre plusieurs valeurs comme le téléphone portable est livré avec plusieurs "peaux" de différentes couleurs.
[WO] On pourrait enlever "reproduction" car dans un observable culturel/comportemental, il y a forcément reproduction. Sinon, ce n'est pas un observable.
L'assemblée unanime: "oui, mais Pascal veut que ce soit dit ;-)"
[PJ] C'est très intéressant, je ne suis pas sûr que je veux, mais si on ne le dit pas, ce sera à condition qu'on se mette d'accord sur ce que dit Wahida, qui est qu'à partir du moment ou on parle d'observable, culturel, il y a forcément une reproduction ou une reproductibilité, mais je n'en suis pas sûr. Par exemple, il y a des choses qui n'arrivent qu'une fois (ndt: le mème existe, il ne s'instanciera peut-être jamais plus).
Q: l'assassinat de Kennedy, est ce que c'est un observable culturel?
[WO] Non! C'est un évènement.
Eric rétorque: l'évènement se produit une fois, mais ce qui est engendré est reproduit à des millions et des millions d'exemplaires pendant des années et des années.
[Plusieurs] Le meurtre du chef, c'est un mème. Et donc, il y a réplication.
[PJ] On peut aussi avoir l'ontogenèse: cela devient un système de représentation qui nous permet non plus seulement de percevoir, mais de penser l'ontogenèse et la reproduction d'un observable culturel.
[Ontogenèse: comment le code donne naissance à un être. Par opposition à la phylogenèse: comment les espèces s'organisent].
Ex: en matière de repas, l'ontogenèse c'est comment ou par quel processus la recette se transforme en un plat comestible. Par exemple, on ne peut pas manger la page du livre de cuisine. A un moment donné il doit y avoir un processus de transformation qui est: comment un repas émerge dans la réalité à partir du code. Le passage à l'acte. La phylogenèse serait par exemple l'histoire des repas.
[WO] A un certain niveau de recherche en biologie moléculaire, lorsqu'on parle aux directeurs de recherches de mèmes, ils tendent l'oreille, car lorsqu'il est question de comportement-types, les mèmes viennent à point nommé.
Précision: l'ontogenèse est bien -- comme en informatique -- l'instanciation, ce qui n'est pas le mème.
[PJ] La question qui se pose est donc: quelle est la différence/relation entre le mème et l'intention?
[EdR] Il faut donc dire clairement: le mème est le code.
[PJ] Si on considère un observable culturel, il y a d'autres informations qui permettent de le décrire que son code mémétique. Par exemple, la quantité de gaz nécessaire à faire cuire les patates n'est pas inscrite dans le code mémétique du repas. Autre exemple: la quantité d'oxygène qu'il consommera au cours de sa vie n'est pas inscrite dans son code mémétique.
[PJ] Cela fait quatre ans que je m'interroge sur le comportement et j'ai failli vous apporter une liste des actes et des comportements relevés en usine qui sont recommandés à l'issue de groupes de travail d'ouvriers, d'encadrants etc. sur: "Quels sont les comportements que l'on a envie de voir à l'usine".
On voit bien qu'il y a des mèmes qui sont propres à des individus et à des cultures.
[AM] Par exemple, faire brûler des gens dans des chambres à gaz ...
[WO] C'est un évènement, et non un comportement! Trucider son prochain, c'est un mème, mais là c'est un évènement. Quand je dis un évènement, je dis cela au sens ou l'entend Baudrillard, d'un point de vue sociologique ou d'un point de vue philosophique c'est un évènement.
Donc, on ne peut pas mettre sur le mème plan le discours que l'on a sur l'excision et dire que les chambres à gaz c'est une instance. Or c'est ce que vous dites.
[Réponses] On passe alors systématiquement tout son temps à redéfinir les mots que l'on utilise.
Il y a pour Wahida une différence d'essence entre l'excision et la shoah.
[WO] On peut considérer que l'excision remonte au passage du matriarcat au patriarcat (paléolithique - néolithique), ce qui relève du fait religieux le plus primitif qui puisse exister.
[PJ] Si l'on n'est pas précis et prudent avec l'emploi des mots, en mémétique on encourt des problèmes. Comme nombre de choses dans la culture humaine, on le pense, on le dit et on le fait en mème temps.
[EdR] L'une des utilités que j'ai entendu le plus fréquemment évoquées en ce qui concerne la mémétique, est de pouvoir l'utiliser pour décoder un certain nombre de choses. Il me semble donc central de pouvoir maintenir au coeur de cette définition du mème la notion de codage, sinon une grande part de l'utilité de la mémétique me semble devoir s'effondrer.
[WO] Tout ce qui relève des sciences du vivant explose actuellement dans tous les sens, tout ce qui est philosophie de l'esprit, et la mémétique est l'une des sciences directement issue de ce gros boum de la science fin du XXe. - début du XXIe., et si pour l'instant il est difficile de dire précisément à quoi sert (ou servira) la mémétique, on peut se dire qu'elle est dans un système émergent, c'est-à-dire qu'elle est véritablement issue de l'organisation complexe de différentes sciences qui ont à l'heure actuelle beaucoup de vitalité et elle semble répondre à un lien entre ces différentes disciplines. Lorsque l'on découvre quelque chose, il faut inventer du langage, il faut construire. Le philosophe le fait tout seul, il peut construire tranquillement dans la quiétude de son bureau, alors que nous, nous devons le faire dans le désordre et la clameur de la transdisciplinarité la plus aiguë. C'est pour cela que nous avons des problèmes, par exemple le contenant et le contenu qui ont le même terme, le signifiant et le signifié etc. C'est pour cela que trouver d'emblée une définition qui convienne à tous me parait illusoire.
[EdR] Cela me parait effectivement bien moins intéressant que de trouver une définition opérationnelle qui permette d'en faire quelque chose de tangible.
C'est une définition qui part de l'anthropologique et qui arrive sur du sémantique, du code, de la représentation, et qui peut-être fera le pont d'une autre façon avec la chimie du cerveau, par exemple.
Il est important pour nous de planter notre pilier et de savoir qu'il y a des ponts qui seront faits.
Pascal évoque le schéma extrait de son ouvrage à venir: Classification des Approches du Mème (p. 80) (et Eric souligne la similitude avec le concept Wilberien de 4 Quadrants.), puis la "cartographie" qu'il en a dérivée des différentes disciplines scientifiques.
[PJ] Il est donc important de rester dans une approche suffisamment centrale par rapport à toutes ces disciplines.
Ceci nous permet alors d'avancer dans le projet qui consiste à prendre des exemples d'observables culturels et d'essayer d'en décrire le noyau par une méthode d'extraction de code à partir de l'observable, ce qui est bien de partir d'une observation anthropologique et d'essayer de s'en abstraire.
On peut donc dire dans notre définition "à partir d'un système de codage, un système de description" et faire l'économie de "représentation".
D'un commun accord, la définition finalement retenue est : "Mème: une partie élémentaire du système de codage qui nous permet de connaître la reproduction d'un observable culturel / comportemental".
Eric de Rochefort

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