Dominique Guillo : La culture, le gène et le virus

par Bertrand Biss | Catégorie : Livres, Relayer

Le darwinisme va-t-il « phagocyter » les sciences sociales ? Depuis quelques décennies, les explications néo-darwiniennes de l’esprit, de la société et de la culture s’installent durablement dans le paysage intellectuel international, appuyées sur le développement considérable de la biologie de l’évolution, des sciences cognitives et de l’éthologie. Toutefois, elles ne parviennent pas à s’imposer dans le champ qu’elles prétendent révolutionner : celui des sciences sociales, qui les rejettent en bloc en invoquant souvent les affinités que ces théories présenteraient avec des idéologies inégalitaires et discriminatoires.
S’il est incontestable que certaines théories de l’homme et de la société inspirées par le darwinisme ont pu servir de paravent à pareilles idéologies, une telle posture critique n’est guère suffisante. D’abord, parce ces théories présentent de très nettes différences. Ensuite, parce qu’une critique scientifique solide ne peut s’établir que sur une rigoureuse évaluation interne, théorique et empirique des modèles.
Tel est l’objectif de cet ouvrage, qui porte sur l’un de ces paradigmes néo-darwiniens actuels, nommé « mémétique ».

Auteur :
Sociologue et historien des sciences, Dominique Guillo est chercheur au CNRS (GEMAS). Il travaille dans une perspective transdisciplinaire sur l’articulation de la biologie et des sciences sociales, sur les théories sociologiques et anthropologiques néo-darwiniennes, sur les représentations populaires de l’évolution et du vivant, et sur les interactions homme / animal (chien).

Critique de Valéry RASPLUS

Susan Blackmore : La théorie des mèmes

par Pascal Jouxtel | Catégorie : Livres, Relayer

Qu’est-ce qui distingue les hommes des animaux ? Le langage ? La raison ? La conscience ? La créativité ? Et s’il ne s’agissait là que de leurres ? Et si la spécificité de l’homme, c’était avant tout son incroyable capacité à imiter ses semblables ? Nous sommes, déclare Susan Blackmore, des machines mimétiques contagieuses. Tandis que les gènes utilisent le corps humain dans leur lutte pour la suprématie des caractères physiques, les mèmes colonisent nos cerveaux pour dominer nos comportements, nos habitudes, nos croyances. Or si l’altruisme, la foi, le langage, l’amour, nous sont commandés de l’extérieur, peut-on encore dire que le Moi existe ? Un livre culte qui embrase le monde scientifique international. Diplômée d’Oxford, psychologue et spécialiste de la conscience, Sue Blackmore enseigne la mémétique à l’université de Bristol, en Angleterre.

Jean-Paul Baquiast : Pour un principe matérialiste fort

par Pascal Jouxtel | Catégorie : Livres, Relayer

Le mot de l’éditeur
A travers un panorama des sciences contemporaines l’auteur signe aussi un livre politique et nous livre une réflexion sur l’époque et ses dangers, celui de l’obscurantisme n’étant pas un des moindres, mais aussi les risques de graves bouleversements écologiques qui menacent la planète. Loin de tout scientisme Jean-Paul Baquiast prône une métaphysique scientifique ainsi qu’une morale rationaliste. De graves et déterminants choix s’offrent à nous : les sciences – dès lors qu’elles sont conscientes et raisonnables – nous apportent des éléments de connaissances et de réflexions indispensables pour faire face à la complexité du monde qui est le nôtre. « Livre de combat » comme le définit l’auteur car c’est bien un combat pour la survie et la liberté de chacun qui se joue. La connaissance est une arme indispensable au moment où de fortes poussées obscurantistes se font sentir un peu partout dans le monde. Ce livre a l’ambition de donner au lecteur la possibilité de choisir en toute connaissance de cause.



http://www.jean-paul-baquiast.fr/ouvrages.html

Pascal Jouxtel : Comment les systèmes pondent

par Bertrand Biss | Catégorie : Livres, Relayer

Comment font les jeux à la mode pour se reproduire ? Comment survit le commerce équitable ? Comment tel rituel s’impose-t-il à des millions d’hommes ? Tous les systèmes se reproduisent-ils de façon semblable ?
Voilà trente ans que la question se pose et que la science recherche le “ mème ”, cet équivalent culturel du “ gène ” qui permettrait la transmission et l’évolution des trouvailles de la culture humaine.
Lorsque nous pensons ou agissons, nous ne sommes pas aussi libres que nous aimons le croire. Malgré nous, par nos choix de mots, d’attitudes ou simplement d’objets de consommation, nous contribuons à reproduire des modèles et des systèmes.
Le mot “ mème ” est apparu en 1976 sous la plume du biologiste Richard Dawkins. Forgé à la ressemblance du mot “ gène ”, il suggère les idées de mémoire et d’imitation.
Les solutions inventée par l’homme, qu’elles soient pratiques ou symboliques, vivent leur vie dans un monde sans merci où s’expriment “ best-sellers ” conquérants et mèmes récessifs discrètement repliés dans des poches de résistance…
Faut-il chercher les mèmes dans les cerveaux, les communautés, le mode d’emploi des machines ou les règles de comportement ? Où qu’ils soient, la mémétique nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, le monde et ce que nos vies deviennent.

Ingénieur, automaticien, consultant en conduite du changement, Pascal Jouxtel porte un “ regard d’évolutionniste ” sur les pratiques professionnelles dans les grandes entreprises. Il a fondé la Société francophone de mémétique en 2001.



Lire le premier chapitre

Cavalli-Sforza, Luigi Luca : Evolution biologique, évolution culturelle

par Pascal Jouxtel | Catégorie : Livres, Relayer

L’auteur, spécialiste de la diversité génétique, fait un parallèle entre l’évolution biologique et celle des cultures. Selon lui, des mécanismes issus de la génétique, comme les mutations ou la sélection naturelle, pourraient s’appliquer au domaine de la culture. La théorie de l’évolution pourrait donc servir à comprendre la vie de l’esprit…



Derniers commentaires

Renaud

|

Egalement merci pour cette introduction libre. Que le Grand Mème vous accompagne.